"Lachez pas" peu grop l'Orosité
| Comunicat de la CNT 11 / Communiqué de la CNT 11 |
| Le CPE est mort, finissons le boulot ! Le CPE est mort. Remplacé par un contrat aidé, des mesures "en faveur de l'insertion professionnelle des jeunes les plus en difficulté, de 16 à 25 ans, de faible niveau de qualification et résidant dans les zones sensibles". Comment ? Avec des aides de l'État aux employeurs qui embaucheraient en CDI des jeunes en difficulté. Avec le CPE, les patrons obtenaient 3 années d'exonérations de charges patronales. Avec les nouvelles mesures, combien vont-ils encore gagner ? Les exploiteurs patentés n'auront donc pas tout perdu. D'autant plus que l'article 8 (CPE) de la loi sur l'égalité des chances n'est pas le seul article pourri. Et la mesure qui légalise l'apprentissage dès 14 ans, et le travail de nuit dès 15 ans, et le contrat de responsabilité parentale (suppression des allocations familiales). Plus de 2 mois de lutte, d'effervescence, d'actions, de blocages, et combien d'arrestations : 4000, des peines pouvant aller jusqu'à 8 mois ferme pour jets divers sur les condés, délirant ! Combien de blessé-e-s, parfois gravement, comme Cyril Ferez (qui est enfin sorti du coma, mais avec quelles séquelles ?), oublié dans les déclarations de tous les grands leaders syndicaux et politiques ce jour. Combien de coups de matraque, de jets de gaz lacrymogène avons-nous subis pendant que ces mêmes leaders discutaillaient. Le Peuple a bien fait son boulot, manifesté, organisé des actions, des blocages, reçu des coups, s'est fait gazer, hospitaliser pour beaucoup. Eh bien, rentrez au bercail, on s'occupe de tout maintenant, nous allons débattre avec le pouvoir dans des salons dorés en buvant du champagne. On se doit d'oublier les personnes arrêtées, enfermées, blessées, humiliées par la police ! Les sbires de la BAC et autres polices et CRS, qui nous ont tabassé-e-s lors des blocages de gare, occupations, doivent bien se marrer. Ils se sont bien défoulés, amusés et ils vont continuer à nuire comme si rien ne s'était passé. Nous n'oublierons pas ces actes et soutiendrons tous les inculpé-e-s. Et le CNE ???? Aucune déclaration non plus ce jour pour dénoncer le grand frère du CPE chez "nos" grands chefs syndicaux et politiques. Mêmes mesures dérogatoires au code du travail, absence de motif de licenciement et période d'essai de 2 ans, 400 000 personnes déjà prises dans cette mâchoire infernale de la précarité et de la soumission. On les laisse dans ce contrat de merde. Il fallait profiter de l'occasion pour demander son abrogation, c'était le minimum syndical, non ? Auraient-ils honte de n'avoir rien fait en septembre 2005 lors de la sortie du CNE. En tout cas, la jeunesse donne une bien belle leçon de syndicalisme et de méthodes de lutte aux bureaucrates. Les revendications des étudiant-e-s et des lycéen-ne-s allaient au-delà du retrait du CPE, continuons à lutter sur cette base. Il faut déborder lecadre du CPE, remettre en cause la flexibilité, les 35 heures, la précarité, les salaires, les conditions de travail, etc. Un travail intersyndical a pu voir le jour, il faut le continuer. Créons une véritable lutte interprofessionnelle entre étudiant-e-s, chômeurs-euses, salarié-e-s, Rmistes, etc. Les cadres vont vouloir enterrer la lutte comme la présidente de la Confédération étudiante (CÉ, syndicat étudiant de la CFDT), Julie Coudry, qui appelle de son côté les étudiants à "lever les blocages dans les universités" et traite l'UNEF, qui veut maintenir la pression, "d'activiste". Nos revendications sont toujours le retrait du CNE, de la loi sur l'égalité des chances, et amnistie de toutes et tous les arrêté-e-s des événements anti-CPE et du mouvement lycéen du printemps 2005. Arrêtons d'engraisser nos exploiteurs ! Luttons et Organisons-nous pour la Révolution Sociale !
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| Comunicat e paperòt deu 28 de març de 2006 / Communiqué et tract du 28 mars 2006 | |||||
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| Comunicat e paperòt deu 18 de març de 2006 / Communiqué et tract du 18 mars 2006 | |||||
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Cyril FEREZ, militant de SUD-PTT tumat peus
policièrs cadut en lo còma