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Los
Ministres federaus bèlgas de l'Environament (Freya Van den Bossche) e de
la Santat publica (Rudy Demotte) qu’an adoptat ua decision de cap a ua
demanda introdusida per la firma Bayer CropScience, e qui a per tòca de
har cultivar e d'importar en Euròpa un còlza quimeric (combinason deu
genòme de linhadas de còlza dab gènas de bacterias). La manipulacion
d’aqueth còlza per transgenèsa que respon a dus objectius /
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Les
Ministres fédéraux belges de l'Environnement (Freya Van den Bossche) et
de la Santé publique (Rudy Demotte) ont adopté une décision quant à
une demande introduite par la firme Bayer CropScience, visant à faire
cultiver et à importer en Europe un colza chimérique (combinaison du génome
de lignées de colza avec des gènes de bactéries). La manipulation de ce
colza par transgenèse répond à deux objectifs :
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Collectif
d'Action GénEthique (CAGE)

Texte à
adresser aux ministres :
Concerne : Mon opposition à la demande de commercialisation du colza MS8 de
Bayer CropScience
A : - Madame Freya Van den Bossche, ministre de
l'Environnement, de la Protection de la consommation et du Développement
durable,
-
Monsieur Rudy Demotte, ministre des Affaires sociales et de la Santé publique
Ce 28 janvier, le Conseil Consultatif de Biosécurité a rendu public son avis
sur la demande de la firme Bayer CropScience quant à la mise en culture
commerciale, l'importation et les utilisations industrielles d'une chimère de
colza (une combinaison du génome de lignées de colza avec des gènes de bactéries).
Ce même document vous a été transmis, en vue de préparer la décision qui
vous incombe sur la mise à l'abri ou l'exposition de la Belgique et de l'Europe
aux conséquences prévues de la dissémination d'une telle chimère. L'avis du
Conseil de Biosécurité, s'il manifeste les dangers environnementaux et les
menaces que fait peser ce colza à la biodiversité des zones de culture, ne relève
toutefois ni son caractère de « Terminator » ni l'agression qu'il
peut constituer pour la santé humaine et animale.
Permettez-moi dès lors par la présente de porter à votre connaissance les éléments
suivants, omis ou seulement effleurés dans l'avis rendu par le Conseil de Biosécurité.
La construction génétique sur laquelle vous êtes amené-e à vous prononcer
est :
1. Un colza porteur et propagateur d'un trait de stérilité (Terminator par
transgenèse). L'une des lignées parentales de colza que Bayer entend faire
cultiver en Belgique, le type « MS8 » (pour « Male Sterility 8 »),
a été manipulée afin de ne produire aucun pollen. La plante fabrique une
enzyme (la barnase) qui stérilise ses organes reproducteurs mâles. Si ce procédé
exclut la propagation de pollen génétiquement modifié de cette lignée, il
garantit en revanche que, après fécondation des plantes MS8 par le pollen d'un
autre colza, leurs semences intégreront le gène de cette enzyme
stérilisatrice.
A la génération suivante, comme un quart du pollen émis contiendra le gène
barnase, la stérilité mâle pourrait être transférée aussi bien aux
cultures de colza non OGM qu'à des variétés sauvages apparentées. Selon la
biologiste Mae-Wan Ho : « Cela pourrait sérieusement compromettre
les performances agronomiques des cultures conventionnelles et provoquer
l'extinction de variétés sauvages proches » (voir www.i-sis.org.uk/CEDF.php).
2. Un colza destiné à la production industrielle d'« hybrides » (Terminator
par dépression consanguine) Bayer le reconnaît – mieux : il s'en vante
-, « son » colza a surtout été modifié génétiquement pour
faciliter la production « d'hybrides ». Mais ses semences ne sont
« hybrides » qu'à l'issue d'un processus d'appauvrissement forcé
du patrimoine génétique du colza (végétal naturellement hybride). Le but de
cette manoeuvre est la fixation de lignées « matrices » aux caractéristiques
maîtrisées par Bayer et par lui seul. Une fois croisées, ces lignées
engendrent à l'infini des semences identiques, sources d'un colza dont la
descendance est... dégénérée (voire stérile). Les agriculteur/ice/s doivent
donc, s'ils veulent ressemer la même variété de colza, l'acheter chaque année
aux semenciers que Bayer approvisionne. Voilà le « problème »
auquel s'attaque le colza génétiquement modifié soumis aujourd'hui à
l'arbitrage de la Belgique : l'autonomie des paysan-ne-s et la pratique
fondatrice de l'agriculture depuis des millénaires - le fait de conserver une
partie de sa récolte pour la semer l'année suivante.
3. Un colza menaçant pour la santé humaine. L'enzyme stérilisateur que Bayer
utilise pour parvenir à ses fins, la barnase, provient d'une bactérie du sol,
le Bacillus amyloliquefaciens. A l'état naturel, cette bactérie produit une
autre enzyme, qui désactive la barnase. Ici, l'enzyme barnase est isolée et
dissociée de cet inhibiteur. Or, la barnase est connue pour être un poison
cellulaire puissant. Les traces de barnase ont un effet toxique démontré sur
les jeunes rats et sur les cellules humaines. Même si elle est exprimée à un
faible niveau, cette enzyme pourrait se révéler toxique pour un grand nombre
d'animaux mis en contact avec le colza et ses dérivés, tout comme pour l'être
humain. Elle risque aussi de pénétrer dans l'alimentation humaine par l'intermédiaire
du miel (voir www.i-sis.org.uk/CEDF.php)
Rappelons que le colza est, avec le tournesol, la culture que les abeilles fréquentent
le plus massivement.
4. Un colza sans raison d'être agronomique. Au vu des objectifs affichés par
Bayer CropScience lui-même (tolérance à un herbicide total et double stérilisation),
il apparaît clairement que rien ne justifie l'introduction de ce colza chimérique
en Belgique et en Europe : ni une demande des principaux et principales intéressé-e-s
(les agriculteur/ice/s et les consommateur/ice/s) ni des considérations d'ordre
agronomique ou productif. Soulignons que, même si l'on considère l'éventuel
apport d'un tel colza par le petit bout de la lorgnette, c'est-à-dire le seul
critère du rendement, les résultats qu'il procure se révèlent à peine supérieurs
à ceux d'un colza cultivé SANS herbicides, pour un prix imposé aux
agriculteur/ice/s nettement plus élevé (voir les données d'une étude du
programme européen FACTT - www.regional.org.au/au/gcirc/4/575.htm
- pourtant destinée au départ à exhiber les avantages des végétaux transgéniques...).
Joints aux phénomènes notables dont le Conseil de Biosécurité vous a fait
part ce 28 janvier et qui relèvent non pas de risques mais bien de processus avérés
et prévus (transferts de gènes, multi-tolérance, co-existence impossible),
ces éléments me conduisent à attendre de votre part une décision de refus
claire et conséquente de la demande introduite par Bayer.
Veuillez recevoir, Madame la Ministre, Monsieur le ministre, l’assurance de
mon entière vigilance.
Prénom :
Nom :
Adresse :
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Courrier à renvoyer aux 2 adresses suivantes :
secmin.vdb@health.fgov.be (Ministère
de l'Environnement)
cabinet.demotte@minsoc.fed.be
(Ministère de la Santé publique)
et en copie à :
byebyebayer@collectifs.net
(Ligne d'alarme colza Terminator Bayer)