Anem ! Per la lenga occitana, òc !

Le droit à l’occitan

Le combat pour l’occitan est notre droit. Nous avons le droit légitime d’employer notre langue dans la vie quotidienne et le domaine officiel, la vie administrative et politique, économique, sociale et aussi dans l’enseignement.

Anaram au Patac, le mouvement révolutionnaire de la gauche occitane, refuse toute attitude de mendiant auprès du pouvoir. Mendier, ce n’est pas seulement espérer des miettes, c’est accepter la position de domination du pouvoir et, pire, accepter notre position de soumis. Rien n’est à espérer d’un point de vue des droits linguistiques, de penser, de vivre.

C’est croire a la possible « sensibilisation » de ceux qui tiennent le pouvoir, à leur générosité. Croire qu’un simple besoin d’information de notre part, avec quelques paroles pour les rassurer que nous sommes gentils et « républicain » et donc respectueux du pouvoir, serait une folie. Le mouvement occitaniste a fonctionné ainsi et continu de le faire.

N’entendons nous pas encore et toujours justifier l’apprentissage de la langue occitane pour que les enfants parlent mieux… le français. Dans le public comme à Calandreta ?!

Toutes ces postures sont inconscientes ou opportunistes, c’est rêver de possible accord avec l’impérialisme français. A Anaram au Patac nous le refusons parce que c’est nier l’Occitanie comme les droits des occitans.

Nous défendons le droit de parler et d’enseigner la langue occitane, c’est un droit universel, attaché à tous les peuples, qu’ils soient grands ou petits, qu’ils aient un Etat ou pas.

De plus, ces postures masquent et effacent la réalité des rapports de domination e de droits inégalitaires.

Assez de rêve, d’opportunisme. Les pouvoirs impérialistes qui nous dominent sont bien informés et ne reconnaissent qu’une chose : le rapport de force.

Il nous faut parler clair et dire les choses telles qu’elles sont.

Anaram au Patac est partisan de l’occitan langue officielle pour toute l’Occitanie. Ce qui signifie que nous ne pouvons nous contenter d’une reconnaissance « officielle » (par le pouvoir impérialiste) sans définir la place et l’existence de notre langue pour la société occitane.

Nous voulons le statut de langue officielle pour notre langue, cela signifie le droit à une présence complète dans la vie administrative, économique, sociale et culturelle, bien sur dans le système d’éducation de la maternelle à l’université comme dans la formation professionnel et les médias. Il faut que soit effectif le droit pour tous citoyen en Occitanie, d’employer l’occitan dans toute relation avec les pouvoirs publics, à tous moment et dans tous les domaines. C’est l’obligation pour les pouvoirs publics de l’employer. Il faut réaliser les conditions pour qu’aucun domaine n’échappe à l’occitan.

Pour l’enseignement cela signifie la langue occitane langue enseignante par la méthode immersive, seule vraiment efficace. Il faut aussi qu’elle soit langue enseignée.

Cet enseignement, Anaram au Patac le conçoit d’une façon à reconquérir tous les espaces sociaux. Si nous voulons être sérieux, cela doit être un enseignement obligatoire pour tous les enfants scolarisés. Il doit être accompagné en priorité par la formation professionnelle.

Nous occitans demandons réparation de la condition faite à notre langue :

1. le temps presse et des décisions de reconquêtes dynamiques et efficaces sont nécessaires
2. par principe, tous les habitants de l’espace occitan doivent avoir accès à l’acquisition de la langue
3. c’est poser le problème politique de notre langue sur le terrain du droit légitime universel, des droits des peuples et s’opposer radicalement à la pression politique et idéologique impérialiste
4. c’est pédagogiquement important. Ainsi les enfants seront tous pareils et ceux qui apprendront la langue ne seront pas une minorité, ils n’apparaîtront pas différents à un moment où il est important d’être comme les autres.

Dans les médias cela signifie que soient organisés et renforcés les médias en occitan : presse écrite quotidienne, hebdomadaire, mensuelle, radio et télévision pour les adultes et la jeunesse.

Lutter pour l’officialisation de l’occitan c’est permettre au Monde, qu’un voix prennent toute sa place, c’est aussi partager une richesse et une pensée propre.

Obtenir l’officialisation de l’occitan c’est avancer sur le chemin de l’autodétermination. Il semble que sera possible si l’article 2 de la constitution française est retiré. C’est un objectif d’Anaram au Patac.

L’occitan - La liberté

L’occitan est un des éléments d’émancipation des occitans. C’est l’âme de notre liberté.

Nous occitans, ne pourrons jamais être libre sans maîtriser notre langue. Ainsi se posera la question, de quelle société bâtir, de la démocratie réelle.

Dans l’affrontement avec les pouvoirs impérialistes, nous ne pourrons pas accepter de poser le combat anti-impérialiste sans que se pose la question de notre langue.

Anaram au Patac se différencie des autres occitanistes qui ne veulent pas entendre parler du lien étroit entre la question de la langue et celle de la société et du pouvoir politique. Du renouveau de la langue à la question de lutte des classes.

Nous affirmons notre singularité par rapport à la gauche et l’extrême gauche française. Celles-ci ignorent la question de la langue occitane et ne veulent pas parler d’Occitanie et de destin collectif occitan. Elles nous présentent une société « démocratique » dans laquelle nous n’avons aucune place et s’accordent très bien de l’oppression nationale du pouvoir impérialiste français.

La question de la langue est un point essentiel de la frontière entre progrès, démocratie et révolution d’un coté et impérialismes italien, français, espagnol et européen si elle est conçue comme supernationaliste et non fédérale.

Nous l’affirmons, la question de la langue occitane vue comme une question politique majeure est une des conditions pour poser notre combat en terme de libération collective et sociale des occitans. En tant qu’organisation révolutionnaire de la gauche occitane, Anaram au Patac porte ce combat.

Pour Anaram au Patac, le développement de la conscience d’être occitan doit être la base de l’action politique. L’affirmation de l’existence de la langue occitane est aujourd’hui essentielle pour le développement de la conscience des occitans. Elle ouvre la porte de la liberté.

Autour de la question de l’occitan, du combat pour son retour comme langue de la vie de tous les jours, se jouent des enjeux politiques importants.

Le movement occitaniste et tous ceux qui se disen progressistes ou de gauche doivent en prendre l’importance.

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