Info Terra

n° 59 - Mai 2005

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* SOMMAIRE

ANALYSE :

La réforme agraire : une politique de compensation sociale

AGIR :

La dette, roman de la paysannerie brésilienne

ACTUALITE :

Spécial Marche nationale pour la réforme agraire
- Le témoignage de Rami
- La Marche dans la presse brésilienne
- Logistique et organisation
SOLIDARITE : Année du Brésil en France : quelques dates...
 

* ANALYSE

La Réforme agraire : une politique de compensation sociale

Au début du mois de mars, le gouvernement brésilien rendit publique le bilan de la politique agraire de 2004. Selon l'Institut National de Colonisation et Réforme Agraire (INCRA), le gouvernement termina l'année en ayant légalisé 81.254 familles, équivalent à 71% du but fixé. On observa le même fait en 2003, année pendant laquelle le gouvernement a légalisé uniquement 36.000 familles, chiffre bien inférieur à l'objectif fixé de 60 mille familles. Toujours selon l'INCRA, si l'on fait la somme avec le travail effectué en 2003, le gouvernement brésilien installa 117.555 familles, soit 81% de l'objectif fixé à 145 mille familles, par cet organisme d'état pour les deux ans. L'information divulguée révèle aussi que le nombre des familles installées serait bien supérieur à la moyenne annuelle de 65.000 familles, moyenne des installations réalisées entre 1995 et 2002 (pendant la présidence de Fernando Henrique Cardoso, FHC). Durant cette période, l'année des plus grandes réalisations fut l'année 1999, durant laquelle furent installées 99.201 familles, et 1998 avec la légalisation de 98.740 familles.

Suivant la forme selon laquelle le gouvernement manipule les chiffres, dans son désir de montrer à l'opinion publique qu'il réalise la réforme agraire, nous observons, si l'on fait une étude plus poussée des chiffres diffusés, qu'il n'y a eu, en réalité, à peine 15.754 familles installées de plus que la moyenne des années 1995 à 2002. Nombre insignifiant pour un gouvernement qui a assumé le pouvoir en promettant de réaliser une réforme agraire massive, qui puisse atteindre la totalité des travailleurs ruraux sans terre du pays. Durant ces deux dernières années, ce qu'il est possible d'observer est la continuité donnée de la politique de compensation sociale, suivant le modèle du gouvernement FHC, marqué par une volonté politique de diminuer des tensions sociales intenses. Les moyens et les instruments adoptés pour cette politique se sont montrés inefficaces, dans la mesure où ils ne réussirent pas à transformer l'actuelle structure agraire du pays. Par contre, le résultat est lui catastrophique pour les travailleurs ruraux : expulsions, violences et assassinats qui continuent à apparaîtrent de façon routinière dans de nombreuses régions du pays. Souvenons-nous que, uniquement pour l'année 2003 eurent lieu, dans tout le pays, 73 assassinats de travailleurs ruraux. Et même si en 2004, le chiffre n'est que de 39 personnes, soit une chute de 46,6%, comme l'affirme la Commission Pastorale de la Terre (CPT) dans son rapport annuel, l'année dernière fut une année particulièrement violente, en témoignent les assassinats brutaux des trois contrôleurs du ministère du travail de l'Etat du Minas Gerais et le massacre de cinq Sans Terre liés au MST, à Felisburgo, dans le même Etat. Malgré la réduction du nombre des morts entre les années 2003 et 2004, la CPT rappelle qu'il est possible que « les espérances déposées dans le gouvernement Lula se transforment en doutes, quand ce n'est pas en déception ».

Malgré les pressions et les demandes des mouvements sociaux, peu d'avancées ont pu être observées quant à un problème aussi complexe que celui de la concentration de la terre au Brésil. Il ne suffit pas de « toujours plus de programmes », si des mesures qui pourraient modifier la structure foncière de la terre ne sont pas prises. Que le président de l'INCRA, Rolf Hackbart, aille dire à la presse « regardez, les chiffres indiquent que le gouvernement fédéral a comme priorité la réforme agraire » ou que le ministre du Développement agraire (MDA), Miguel Rossetto, signale que « les réserves générées pour 2005 vont permettre un plus grand nombre d'installations de familles cette années » ne fait rien avancer. Qui que ce soit ayant une lecture un peu critique comprend que ces moyens palliatifs ne résolvent pas le problème de la concentration de la terre. Pour transformer cette réalité, il est nécessaire de rompre avec l'actuel modèle entraînant la concentration et d' « attaquer » de front le problème, rendant viable de manière radicale la démocratisation de la terre et en démocratisant la propriété de la terre dont le seul chemin possible est la mise en œuvre de la réforme agraire. Si le gouvernement n'opte pas pour ce chemin, ce qui est probable, auront lieu, comme durant la gestion de Fernando Henrique Cardoso, la création et la mise en place de programmes et encore des programmes, visant à faire des désappropriations ponctuelles sans se préoccuper du caractère structurel de la question foncière.

C'est dans ce contexte que 38 entités syndicales et organisations non gouvernementales ont apporté une lettre ouverte adressée au Président Lula et au ministre du Développement agraire, Miguel Rossetto, par laquelle ils ont manifesté leur insatisfaction face à la politique agraire du gouvernement fédéral. C'est aussi dans ce contexte que s'est déroulée la Marche Nationale pour la Réforme Agraire entre le 2 et le 17 mai, qui a rassemblé prés de 15.000 marcheurs liés aux mouvements sociaux sur les 200 Km  reliant Goiânia à Brasilia.

La lettre ouverte remise au Président, nous remémore que, en 2002, les 53 millions de brésiliens qui votèrent pour lui, déposèrent leur confiance en Lula, croyant à sa capacité à mettre en œuvre un programme fort de réforme agraire. Le document critique le chemin pris par Lula « de faire une réforme agraire qui obéit aux orientations imposées par le Fond Monétaire International (FMI) et lamente que le Plan National de Réforme Agraire préparé par Plinio Arruda Sampaio ait été ignoré ». Le document se poursuit comme suit, « Monsieur, vous avez rejeté le Plan National de Réforme Agraire préparé par une commission de votre propre gouvernement, le Plan de Plinio Sampaio, selon lequel seraient distribués un million de titres de propriété de la terre à autant de familles, en quatre ans. A l'inverse, Monsieur, vous avez rabaisser vos promesses de campagne et compromis la distribution de ces terres en 2004. (... ) La réalité est que seulement 81.254 familles sans-terre ont reçu des terres durant l'année écoulée ». 

De fortes restrictions budgétaires pour le ministre du Développement agraire

Ce fut aussi au mois de mars que fut rendu public le budget « définitif » national pour l'année 2005. Parmi les ministères qui souffrirent les plus grandes coupes budgétaires se trouvent le ministère de la Ville, de Olivio Dutra et le ministère du Développement agraire, de Miguel Rossetto, pour lequel le budget devait être de 3,7 milliard de réais, et qui fut, après une coupe budgétaire de 44% (argent réaffecté pour payer la dette extérieure), de à peine 1,7 milliard de réais, dont 322 millions pour la légalisation de familles sur la terre. Avec ces restrictions budgétaires, la politique d'assentamento (c'est- à-dire de réforme agraire partielle) du gouvernement Lula est encore plus compromise. Les ressources budgétisées, même avec les 400 millions libérés en plus en avril, rendent possible de toucher, en 2005, environ 65,21% des 115 mille familles prévues antérieurement. Selon un communiqué de l'INCRA, même avant les coupes budgétaires, il était nécessaire d'augmenter d'environ 700 millions le budget, comme ce fut le cas l'année précédente. Ces restrictions réduisent les possibilités d'accès au crédit des familles, l'obtention de la terre, la construction d'infrastructure (écoles, postes de santé, etc.... ).  Ces faits représentent un véritable retour en arrière  vis-à-vis de la réforme agraire, compromettant encore plus, la déjà compromise politique de compensation sociale. Les mesures palliatives comme le supplément budgétaire, comme déjà annoncé par le Ministre Miguel Rossetto, serve tout au plus à « éteindre le feu ». Il semblerait donc que l'INCRA, en 2005, continue à uniquement « remplir des objectifs », encore faut-il qu'il y arrive. Et la Réforme Agraire ? Elle reste une question ouverte.


Ivaldo et Agnes MOREIRA
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* AGIR

La dette, roman de la paysannerie brésilienne, par Maurice Lemoine

Voici un ouvrage qui, s'il ne constitue pas l'actualité chaude de son auteur (*), n'en est pas moins d'une actualité brûlante pour des milliers de familles de petits paysans brésiliens, aujourd'hui encore, en 2005... Ce roman passionnant retrace, via le récit à la première personne de Rapaz, fils de Libertad et Democracio, la vie d'un village, Rivières-des-Gueux, quelque part sur les terres hostiles du Nordeste brésilien. Un village fondé de toute pièce par ces pauvres « colons », venus en quête d'un bout de terre pour survivre, mais qui rapidement vont se voir usurper leur « souveraineté » par don Fernando, militaire à la retraite qui va s'arroger tous les droits et tous les pouvoirs, aidé de ses jagunços, qui font régner la terreur dans le village. Au nom du « progrès », il va engager la communauté dans l'ère du développement, grâce à l'aide précieuse de l'américain F. Emmy... Esclaves du soja, dont les bénéfices, après avoir rempli les comptes bancaires de D. Fernando et ses amis de l'élite locale, ne servent qu'à payer les intérêts de la colossale dette, les villageois ont à peine de quoi se nourrir... Parallèlement, et souvent au risque de leurs vies, il y a le formidable soutien de Brija et Magda, deux religieuses de la Commission pastorale de la terre (CPT), qui petit à petit vont amener les paysans à réagir et à s'organiser pour résister.

Il s'agit là d'un roman captivant, qui permettra à tous ceux qui souhaitent mieux comprendre la problématique de la terre au Brésil - qu'il s'agisse de la réalité des sans-terre ou de l'agrobusiness... - la violence en milieu rural (thème ô combien d'actualité, malheureusement... ), ou encore les mécanismes assassins de la dette, de le faire de manière passionnante et somme toute ludique.

La dette, roman de la paysannerie brésilienne (2001), de Maurice Lemoine, aux éditions l'Atalante, 384 p., 17,53 euros. ISBN 2-84172-156-6

 (*) Maurice Lemoine, rédacteur en chef adjoint du Monde Diplomatique,  vient de publier chez Flammarion un autre roman, « Chavez, Presidente ! », sur le coup d'état contre le président Chavez en avril 2002

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* ACTUALITE DE LA REFORME AGRAIRE : SPECIAL "MARCHE NATIONALE POUR LA REFORME AGRAIRE"

A l'heure où nous écrivons ces lignes, la Marche nationale pour la réforme agraire, qui a réunit pendant près de 20 jours, entre le 1er et le 17 mai, 12.000 militants et militantes des mouvements sociaux ruraux de Via Campesina-Brésil, mais aussi un grand nombre d'amis et de militants pour « un autre Brésil », est en train de se conclure à Brasilia, où des manifestations gigantesques sont en train de se dérouler, et des délégations de représentants de la Marche (MST en tête), sont reçues par des représentants du gouvernement et par le président Lula lui-même. Le comité de rédaction d'Info Terra a préféré néanmoins attendre le mois prochain pour restituer à nos lecteurs de manière extensive la Marche et toutes ses conséquences possibles et à venir, justement du fait que des choses se jouent encore à l'heure présente. Mais il nous était tout à fait impossible de ne pas en parler, c'est pourquoi notre rubrique « actualités » y est totalement consacrée. La suite le mois prochain donc.

TEMOIGNAGE : " Personne pourra arrêter les rêves d'un peuple organisé... "

C'est avec cette phrase que l'Espagnol Rami, du comité des amis du MST de Barcelone, et qui vient de réaliser la marche avec le MST, commence son témoignage plein d'émotion et d'utopie.

En voici quelques passages :

« C'est réellement très difficile d'exprimer le sentiment vécu avec l'expérience de marcher avec le MST. L'émotion est toujours présente. Pendant tout le temps on peut sentir qu'on est en train de participer à une lutte  qui a comme objectif majeur celui de développer de nouvelles relations sociales, de convivialité, de genre et de solidarité.

« En bref, on peut sentir  d'une manière très claire qu'on est en train de contribuer, dès les petits faits du quotidien jusqu'aux actions les plus stratégiques et profondes, à la construction de nouvelles femmes et de nouveaux hommes.  On a l'impression de fixer ici quelques traits fondamentaux pour une société différente, nouvelle et émancipée.

« Sans aucun doute, l'une des principales vertus du Mouvement des Sans Terre est sa tentative persévérante et son (auto) exigence de cohérence, c'est-à-dire la capacité d'arriver à dire ce que l'on pense et de faire ce que l'on dit.

« Au quotidien, dans cette Marche, c'est la capacité d'organisation du Mouvement qui est vraiment marquante. Sans elle, il ne pourrait se fixer l'objectif de faire marcher un si grand nombre de personnes pendant presque vingt jours. C'est sa capacité d'organisation, sa discipline, sa vision claire et sa disposition à lutter qui rendent possible le fait que cet événement politique soit vécu comme une véritable et grande fête du peuple brésilien qui lutte pour sa dignité, même si le résultat politique est incertain.

« Une définition possible de la Marche : une Grande Ecole de formation et d'organisation populaire. Une école de formation humaine, politique et de production de relations sociales qui ont pour objectif de changer celles existantes jusqu'alors ».


La Marche dans la presse
 : « Je parie toute la fortune que je n'ai pas que le journal télévisé ne dira rien de notre marche »... 

Ils en ont parlé ! « ILS» : les journaux brésiliens ; « EN » : la marche nationale pour la réforme agraire.

Si tous ont globalement dit les mêmes choses, le ton et la façon de les présenter varient. Une analyse, de 41 articles de presse (du 2 au 15 mai) relevé sur internent, révèle plusieurs choses.

La première est une évidence : le M.S.T. s'affirme comme un mouvement social et politique légitime. Aucun journal ne conteste sa capacité à rassembler, à organiser, à être la voix des plus pauvres du Brésil.

Par ailleurs, aucun incident autre qu'anecdotique n'est mentionné tout au long de ces 17 jours. Les journaux conservateurs n'ont pas manqué de signaler que, pour installer le campement chaque soir, le M.S.T. a « envahi » quelques grandes propriétés en bordure de la route, mais aucun ne signale qu'il y ait eu des dégradations, ni que les lieux aient été laissés sales.

Une bonne moitié des articles se sont bornés à décrire la marche, sans commentaire ; les autres reprenaient les motifs et les objectifs de celle-ci, l'évolution des contacts avec le pouvoir à Brasilia.

Les journaux ou revues de gauche (favorables au M.S.T.) exclus, le ton était neutre pour une moitié des articles et défavorable pour l'autre, mais sans diatribe. Trois articles étaient plutôt favorables.

Cependant, la place prise par la marche dans le flot des informations diffusées par les deux principaux journaux nationaux est restée faible.

Il semble que la télévision n'ait pas fait mieux si l'on en croit un chroniqueur de la marche, qui rapporte cette exclamation d'un sans-terre, un soir avant les informations : « Je parie toute la fortune que je n'ai pas que le journal télévisé ne dira rien de notre marche ». Pari gagné.

Logistique : tout n'est que question d'organisation !

Imaginez 12.000 personnes en mouvement. Imaginez l'équivalent de la population d'une ville entière se déplaçant à pied sur 20 km tous les jours pendant 17 jours... L'imagination vous fait défaut ? Alors nous vous conseillons de jeter un œil d'abord sur ces quelques photos... ça y est ? vous avez vu ?

Pour réaliser un tel pari, le moins que l'on puisse dire est qu'il fallait un « minimum » d'organisation... 

Le campement était tout les jours démonté et remonté par une équipe de 350 personnes. Les bagages les plus lourds étaient chargés sur des camions et amenés à l'étape suivante. Les tentes et chapiteaux servant d'abri pour la nuit étaient déjà remontés quand les participants terminaient leur marche (en moyenne 16 km/jour), vers midi.

Coté cuisine, la préparation des 24.000 repas quotidiens était assurée par 415 militants, dont le QG était situé dans une localité à mi-parcours entre Goiânia et Brasilia. Les repas étaient amenés deux fois par jour par camions, sur le lieu de campement du jour.

Pour les 130 enfants ayant accompagné leur parents à la Marche, ils étaient reçus selon leurs âges, à la garderie/crèche (ciranda infantil), ou à l'école itinérante, dont l'infrastructure était tous les jours remontée sur le campement suivant. Les enfants y étaient emmenés en bus tôt le matin, dès le départ de la marche. Ils étaient encadrés par 69 éducateurs.

Pour les soins médicaux, ils étaient sous la responsabilité d'une équipe de 328 personnes, du secteur santé du MST. De plus, il y avait en permanence 6 ambulances, et 2 médecins.

Ce ne sont que quelques aspects de cette grande et impressionnante organisation... Le tout aurait vraisemblablement été impossible à réaliser sans la radio communautaire itinérante Brasil em Movimento, créée pour l'occasion, que les marcheurs pouvaient écouter grâce à de petits appareils à pile (10.000 en tout) offerts par l'organisation du Forum Social Mondial. Outre des conseils et recommandations divers visant au bon déroulement de la Marche, la radio Brasil em movimento a eu un rôle crucial pour la partie « formation », finalement la partie centrale de la Marche : sur le trajet, et l'après-midi en groupes de travail, c'est via la radio qu'étaient transmises des interviews de spécialistes et des reportages sur les questions en débat.

Toutes ces expériences marqueront sans doute à jamais les quelques 12.000 participants, et certainement le MST dans son histoire... 

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* SOLIDARITE AVEC LES SANS TERRE

Dans le cadre de l'année du Brésil en France, il y a, et heureusement, un certain nombre de structures, associations, comités d'entreprises et autres, qui souhaitent montrer l'autre visage du Brésil, et pas uniquement celui de la samba, du carnaval et des plages paradisiaques... Initiatives que nous ne pouvons que saluer.

Frères des Hommes est à ce titre régulièrement sollicitée, pour présenter son action au Brésil, le plus souvent il est vrai celle du MST, qui est son partenaire le plus connu.

Voici quelques événements et dates qui retiendront peut-être votre attention, pour les prochaines semaines :

Mai

Le 13 mai, à Ancenis (près de Nantes) : semaine culturelle Brésil, exposition Terra et débat sur le M.S.T., avec Jean-Luc Pelletien de Frères des Hommes

Du 30 avril au 15 mai - Quinzaine du Commerce Équitable : un représentant de la coopérative de producteurs d'oranges est présent en France (exposés débats, animations de magasins)

Le 17 mai, à l'I.U.T. de Saint-Nazaire débat sur le Commerce Équitable et le jus d'orange brésilien, avec Jean-Luc Pelletier

Juin

Du 1er au 3 juin à Nantes, dans le cadre de trois journées sur l'économie sociale et solidaire: une demi-journée est consacrée au Brésil. Un collectif d'association dont F. D. H., organise par ailleurs, une journée Brésil (le 4 juin). Pour  plus d'informations :  jeanluc.pelletier@wanadoo.fr 

le 3 juin à Toulouse, dans la librairie-café Terra Nova, rue Gambetta. Soirée débat en présence d'une représentante du MST du Ceará. Pour plus d'informations : Celine Ostyn, celineo@free.fr

Le 4 juin à La Chapelle (à côté de Toulouse), 36 rue Danièle Casanova, en présence d'une représentante du MST du Ceará. Projection de films et débats. Pour plus d'informations : Celine Ostyn, celineo@free.fr

Le 5 juin à Colmar : journée familiale du Mouvement ATD Quart Monde ,dont le thème est le Brésil. Animation autour du Mouvement des Sans Terre par Agnes et Ivaldo Moreira et Isabelle Dos Reis, de Frères des Hommes. 

Dans le cadre de la manifestation «Année du Brésil 2005», et en prolongement d'EXcroissance, festival d'expression populaire pour un nouveau mix entre arts, cultures et sociétés, du 1er Mai au 5 juin 2005, au 60 rue Gabriel Péri, Saint-Denis, Rapsode Production (http://rapsode.free.fr) et Riv'Nord (www.rivnord.org), en partenariat avec le cinéma l'Ecran de Saint Denis, proposent deux soirées de films documentaires sur le Brésil. 

Jeudi 9 juin, à 20h30 : Créer, c'est résister /Art, patrimoine, expression populaire, Invités au débat : Maurice Dubroca, réalisateur, Eliana de Cerqueira, Association Saci Pererê, un représentant du programme Arte e Cultura/INCRA (Institut National pour la Réforme Agraire, Brésil)  

Vendredi 10 juin, à 20h30 : Résister, c'est créer / Pour exemple, le Mouvement des Sans Terre du Brésil. Invités au débat : Marina Galimberti et Patrick Laroche, réalisateurs, un représentant du MST, un représentant de la fédération internationale de paysans Via Campesina, un représentant du DAL et du Comité des Mal Logés de Saint Denis.

Samedi 11 et dimanche 12 juin au cinéma l'Archipel à Paris(10e) : Brésil, regards croisés d'ici et de là, projections suivies de débats en présence des réalisateurs, d'une représentante de l'INCRA, d'une représentante du MST, d'un(e) représentant(e) de Frères des Hommes.

Le mardi 14 juin 2005, à 20h30 : au cinéma LA CLEF, 21 rue La Clef Paris 5e  - M° Censier-Daubenton (entrée gratuite): diffusion des documentaires : «Boca Rica Nomade» et « Jamais vender a terra conquistada ». Invités au débat : Marina Galimberti et Patrick Laroche, réalisateurs, Deuzalia paysanne et militante du MST, Silma Magalhães, responsable du programme Arte e Cultura/INCRA (Institut National pour la Réforme Agraire, Brésil), un représentant de la fédération internationale de paysans Via  Campesina, Isabelle dos Reis de Frères des Hommes.

Pour plus d'information sur ces manifestations : rapsode@free.fr  

  
A venir...

Du 4 au 10 juillet, projection de films documentaires sur le Brésil organisé à Paris par l'association Autres Brésils, « Brésil en mouvement ». Pour plus d'information : http://www.autresbresils.net/article.php3?id_article=144


Comité des amis des Sans-Terre de Lyon
"DE LA FRICHE DES VILLES A LA FRICHE DES CHAMPS

C'est dans l'ancienne usine Renault que le comité des amis des sans-terre de Lyon a organisé sa 1ère fête brésilienne ce samedi 14 mai. Ce lieu occupé par des artistes (avec conventionnement mairie) était tout indiqué pour symboliser la rencontre de deux luttes: celles des « sans-terre » et celle des « sans lieux ». Le comité s'était engagé dès février à participer aux frais de la Marche du MST en faisant une avance sur sa vente de verveine. Afin de ne pas pénaliser le projet agro-forestier dans lequel il est engagé (300 familles d'un assentamento de l'état du Parana), les amis se sont mis en mouvement pour rechercher des fonds qui permettent aussi de sensibiliser le grand public à la lutte du MST. 

La fiesta a eu un grand succès grâce à la présence de deux groupes de musiciens, Les mauvaises graines (batucada) et DAZABUMBA (Forro) et toute l'énergie d'une quinzaine de personnes du comité.

Parmi les autres manifestations prévues par le comité, retenez les: 21 mai stand marché du monde à ARS (AIN), 24 mai conférence à l'ISARA , 5 juin stand au marché du monde à Feyzin 

Il invite chacun à participer à sa 3e plantation de verveine à Chaussan (Mornat) le samedi 28 mai à partir de 9h. 

Contact :  Gény 04 72 24 86 54 ou Sandrine 04 78 21 68 25

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Jean-Yves Martin, Jean-Luc Pelletier, Agnevan Ginneken.
Coordination : Isabelle Dos Reis

Photo : Brésil, 1996. Droits réservés/Sebastião Salgado
 
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