NON A LA DÉCENTRALISATION LIBÉRALE !

 

Des attaques contre les retraites

En 1993, le gouvernement Balladur portait le nombre d'annuités à 4O et le calcul de la pension sur 25 années de travail au lieu de 1O pour le secteur privé. Aujourd'hui, le gouvernement Raffarin compte aligner le secteur public sur ces conditions. L'objectif est d'augmenter toujours plus le recours aux fonds de pension des salariés ainsi privés de droit à une retraite décente. En cela, le gouvernement suit la voie fixée par le MEDEF. Et avec un gouvernement PS, cela aurait été pareil, il suffit de voir les dernières déclarations de Michel Rocard.

L'argent des retraites, nous savons où le prendre : aux multinationales, aux bourgeois. Rien qu'à Pau, 474 personnes ont un patrimoine supérieur à 1,45 milliards d'euros, à Bordeaux elles sont   1 577 …(Sud Ouest 5/O2/O3)

Des attaques capitalistes contre le Service Public

Le gouvernement Raffarin, avec la pseudo décentralisation compte accélérer le processus de privatisation des services. Sachant très bien qu'en donnant la gestion de ces services aux communes, départements et régions sans les fonds nécessaires à leur fonctionnement, ces derniers seront obligés de les vendre aux plus offrants. Raffarin respecte ainsi les traités européens signés par les gouvernements passés en matière de dépenses publiques et s'aligne sur les décisions de l'OMC (AGCS).

Ne pas rester sur la défensive

Le mouvement contre les réformes du gouvernement Raffarin ne doit pas rester sur une position défensive des acquis, mais devenir une force de propositions pour avancer vers une société plus juste et démocratique.

Face aux attaques orchestrées au niveau mondial et européen relayées par les États, les peuples sont obligés de mettre en place des revendications qui dessineront un projet de société nouveau, qui reprendra le chemin de notre émancipation arrêtée depuis plusieurs décennies dans l'État français centralisé.

Copem lo cap au capitau

Le problème central vient du partage des richesses. Nous sommes dans une société capitaliste où une minorité s'accapare le maximum de ces richesses. Ouvrons les yeux, ce système économique n'est pas aménageable. Il faut en changer pour une véritable justice sociale.

Anaram Au Patac n'a pas de solutions miracles, mais pour l'économique comme pour l'organisation politique de l'Hexagone, de l'Occitanie, soyons capables d'imaginer quelque chose d'autre !

Pour un projet de société

Notre refus d'une décentralisation libérale n'implique pas une adhésion au centralisme étatique français, loin de garantir l'égalité. Trop souvent le refus légitime de la pseudo - décentralisation libérale sert de prétexte à une crispation sur une France centralisée.

Les services de proximité n'ont pas attendu la décentralisation pour fermer (postes, maternités, écoles et gares de villages, etc.).

Les langues occitane, basque, bretonne etc… sont toujours maintenues dans une quasi-clandestinité du fait de l'article 2 de la constitution française. Où est l'égalité pour les millions de locuteurs de ces langues historiques ?

Nous sommes aujourd'hui pour une autonomie politique qui permettra au peuple de décider de son avenir et de la gestion de son environnement. Nous n'avons aucune confiance dans l'État centralisé qui demeure aux mains d'élus qui, contrairement à ce qu'ils disent, n'ont aucun pouvoir réel, mais sont au service de l'OMC., de la table ronde européenne, des multinationales. Idem pour les élus locaux qui refusent de contrôler l'argent qu'ils donnent aux entreprises "chasseurs de primes" pour leur installation. Le Bassin de Lacq est dans ce sens révélateur, pillé pendant des décennies, il est voué aujourd'hui à une mono-industrie, la politique menée au coup par coup, engendre des centaines de licenciements (DINOVRAC, ALTEC). Les deniers publics sont dilapidés et jamais récupérés. Les élus locaux se complaisent dans cette situation. Il n'y a pas que le tiers monde à devoir réfléchir au développement durable.

La solidarité, la démocratie, au niveau européen, hexagonal ou local, ne se gagnent que grâce à des mouvements sociaux forts. Localement ou pas, si nous ne nous mobilisons pas, rien ne change, pire, la société régresse. Si nous voulons une société égalitaire, elle n'a pas besoin d'être  centralisée. La justice sociale et l'égalité ne dépendent pas de l'État mais de notre capacité à les imposer au sein de la société.

Avec un pouvoir réellement décentralisé, nous pouvons bâtir une démocratie populaire où le peuple gérera directement lui-même ses affaires : économiques, sociales, culturelles, industrielles, agricoles, des transports, etc…

Nous sommes pour un enseignement de proximité en phase avec la population, qui enseigne, non seulement dans les langues historiques comme l'occitan, mais aussi qui responsabilise les enfants comme le font les Calandretas qui sont elles aussi gratuites, laïques et égalitaires, ainsi que d'autres classes de l'Éducation Nationale française à la pédagogie alternative..

L'enseignement supérieur doit réhabiliter les matières jugées non rentables, fournir celles nécessaires selon l'environnement local et se libérer de l'intervention des patrons (TOTAL-ELF-FINA pour l'Université de Pau) et des corps répressifs que sont la police, la gendarmerie et l'armée.

Solidarité

Anaram Au Patac apporte son soutien aux militants qui ont mené les actions contre les locaux du MEDEF et en particulier aux inculpés de La Rochelle. Ce type d'action est légitime. Le vrai saccage est celui, quotidien, des multinationales, des capitalistes contre les peuples et l'environnement

Et demain la sécurité sociale ?

Doit-on mettre l'argent public dans un second porte-avion nucléaire, dans de nouvelles prisons ou dans la santé ?


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La Tor deu Borrèu - Local associatif d'AAP - Quartier du Hédas - Ouvert tous les jeudi soirs à partir de 21h30

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